GEISHAS

GEISHAS
Une geisha (芸者) est au Japon une dame raffinée d'excellente compagnie réservée à une clientèle très aisée, dédiant sa vie à la pratique d'excellence des arts traditionnels japonais . Le mot « geisha » peut s'interpréter comme « personne d'arts » ou « femme qui excelle dans le métier de l'art ». Les geisha étaient très nombreuses aux XVIIIe et XIXe siècles. Elles existent encore aujourd'hui bien que leur nombre décroisse.

L'ouverture des maisons de thé (お茶屋)dans les quartiers de plaisirs en 1712 marque le début du métier de geisha. Les geisha sont le résultat de l'évolution des taikomochi (太鼓持) ou hôkan (幇間), équivalent aux bouffons du Moyen Âge en Europe. Ainsi, les premiers geisha étaient des hommes, dont le travail était principalement de divertir, par des chants et de la musique, les clients des maisons de thé.

Au début de leur intégration aux geisha, dans les années 1750, les femmes étaient appelées onna geisha (女芸者) (littéralement : femme geisha), ou geiko à Kyoto. Elles devinrent rapidement plus nombreuses que les hommes, qui prirent le nom d'otoko geisha (homme geisha) pour se différencier des femmes. À partir de 1800, toutes les geisha étaient des femmes.

En 1779, le gouvernement japonais officialisa le métier de geisha et créa un bureau d'enregistrement (kenban), destiné à recenser les geisha et à faire respecter la loi. Celle-ci indiquait que seules les prostituées patentées pouvaient avoir des relations sexuelles avec leurs clients, et pas les geisha.

En 1842, la réforme Tempo proscrivit la prostitution et fit fermer les quartiers de plaisirs, mais ceux-ci rouvrirent en 1851. En 1886, afin de garder le contrôle sur les activités des geisha, le gouvernement fixa un tarif officiel pour leurs activités.

Jusqu'au début du XXe siècle, les geisha étaient considérées comme à la pointe de la mode, à tel point qu'avec l'occidentalisation galopante du Japon dans les années 1920-1930, on vit apparaître des geisha s'habillant et dansant à l'occidentale, surnommées dansu geisha. Mais beaucoup d'entre elles s'opposèrent à cette modernisation et se posèrent en gardiennes de la tradition japonaise, ce qui est toujours le cas actuellement.

En 1944, pendant la Seconde Guerre mondiale, le gouvernement fit fermer les quartiers de plaisir et envoya les geisha travailer en usine pour soutenir l'effort de guerre. Le 25 octobre 1945, les quartiers de plaisir rouvrirent. L'interdiction totale de la prostitution après la Seconde Guerre Mondiale démarqua définitivement les geisha des prostituées. À la même époque, de nouvelles lois sur le travail des enfants et la scolarité obligatoire interdirent aux filles de devenir maiko avant quinze ans.

# Posté le lundi 03 mars 2008 10:13

Modifié le mardi 01 avril 2008 03:32

MANEKI-NEKO

MANEKI-NEKO
Maneki-neko (招き猫) est un terme japonais signifiant chat bonheur. Il désigne une statue traditionnelle japonaise en céramique ou en porcelaine, représentant un chat assis et levant la patte au niveau de l'oreille, et que l'on trouve fréquemment sur les devantures des magasins, près des caisses dans les centres commerciaux, dans les salons de pachinko, etc.

Maneki (招き) vient du verbe maneku (招く) qui en japonais signifie, inviter (dans le sens de faire venir) ou saluer. Neko (猫) est le chat. Il s'agit donc littéralement du « chat qui invite ». La tradition veut qu'on mette un de ces chats levant la patte dans les magasins pour attirer la fortune (pécuniaire). La patte levée varie selon que le chat est supposé attirer le client ou le faire dépenser plus d'argent dans le magasin : la patte gauche est censée attirer les clients, la patte droite l'argent. Il existe ainsi des chats levant les deux pattes et plus rarement les quatre pattes.

On retrouve souvent des maneki-neko dans les foyers, notamment sous forme de tirelires, de porte-clefs ou d'autres objets.



LE GESTE

Pour les Américains et les Européens, le maneki-neko semble dire « au revoir » plutôt qu'inviter. Cela vient tout simplement des différences entre les gestes utilisés au Japon et en Occident : les Japonais invitent en levant la main paume vers l'avant et en baissant et relevant les doigts plusieurs fois comme le geste du maneki-neko. Certains chats conçus spécifiquement pour l'Occident ont la paume tournée vers l'arrière, dans un geste d'invitation plus familier aux Occidentaux.

Les maneki-neko peuvent lever la patte droite ou la patte gauche, parfois les deux. La signification de chaque patte varie en fonction de la région et de l'époque. La croyance la plus répandue affirme que la patte gauche levée attire les clients, tandis que la patte droite attire la fortune et la chance, mais certains affirment l'inverse. Pour d'autres, la patte gauche levée est meilleure pour les débits de boissons, la patte droite pour les autres commerces. (Cette croyance peut être associée au fait qu'au Japon, ceux qui tiennent bien la boisson sont surnommés hidari-kiki ce qui signifie « gaucher ».)

On croit généralement que plus le chat lève haut la patte, plus il attire la chance. Par conséquent, les pattes des maneki-neko sont devenues de plus en plus hautes avec les époques ; certains peuvent même deviner l'époque d'un maneki-neko à la hauteur de sa patte. On dit parfois aussi que plus le chat lève haut la patte, plus la chance vient de loin.

Certains maneki-neko ont une patte électrique, alimentée par une pile ou par un capteur solaire, qui bouge sans cesse en répétant son geste de bienvenue.



LA COULEUR

On trouve des maneki-neko de toutes sortes de couleurs. Si elles n'étaient probablement que décoratives à l'origine, de nos jours, elles sont associées à certains attributs ; là encore, les interprétations peuvent varier.

Tricolore :Le chat est blanc avec des taches noires et rousses. Cette couleur est considérée comme un puissant porte-bonheur, c'est la couleur la plus populaire pour les maneki-neko. Cela peut venir de la rareté de cette couleur chez les bobtails japonais, la race de chat qui sert de modèle aux maneki-neko. Au Japon, on appelle cette couleur mi-ke, « triple fourrure ».
Blanc : Le blanc est symbole de pureté, c'est la seconde couleur la plus populaire.
Noir : Les maneki-neko noirs sont censés apporter la santé et écarter les esprits maléfiques. Ils sont particulièrement populaires auprès des femmes car ils sont censés éloigner les agresseurs. Comme le rouge, le noir peut être associé à la santé, mais c'est rare.
Rouge : Le rouge est une couleur de protection qui est censée écarter les esprits maléfiques et les maladies.
Doré : L'or est associé à la richesse.
Rose : Il ne s'agit pas d'une couleur traditionnelle, mais de nos jours, elle est populaire et associée à l'amour.
Vert : Le vert est associé à la réussite scolaire et universitaire.



LE COLLIER, LA BAVETTE ET LA CLOCHETTE

Les maneki-neko portent souvent quelque chose autour du cou, cela peut être un foulard ou une écharpe, mais le plus souvent, c'est un collier rouge avec une clochette et une bavette décorative. Ces objets imitent probablement les ornements portés par les chats des riches foyers de l'ère Edo. Les colliers rouges fabriqués à partir d'une fleur rouge, hichirimen, étaient ornés de petites clochettes qui servaient à la fois à décorer et à connaître les déplacements du chat.

La bavette pourrait aussi être liée à celles qui ornent souvent les statues de la divinité Jizo Bodhisattva. On trouve des statues protectrices de Jizo à l'entrée des temples et des cimetières japonais. Jizo est le protecteur des enfants malades et mourants, et des parents d'enfants guéris viennent orner les statues de Jizo d'une bavette en signe de reconnaissance.



LA PIECE

Les maneki-neko sont souvent représentés avec une grosse pièce dorée, appelée koban, utilisée au Japon pendant l'ère Edo. Un koban valait un ryo, une autre ancienne monnaie japonaise, mais le koban porté par la plupart des maneki-neko est marqué comme valant dix millions de ryo. Un ryo devait valoir environ mille dollars, même si la valeur de la pièce, comme celle du dollar, a varié considérablement.

Cette pièce s'inscrit fortement dans le rôle d'apporteur de fortune du maneki-neko. Il n'est donc pas surprenant qu'on trouve des maneki-neko tirelires, une pratique qui remonte au moins aux années 1890, comme le cochon tirelire occidental.

Parfois, de petites pièces de monnaie sont déposées à côté des maneki-neko en guise d'offrandes. Cette pratique se rapproche de la coutume de jeter des pièces dans une fontaine ou un puits à souhaits.






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# Posté le lundi 03 mars 2008 10:20

KITSUNE

KITSUNE
Dans le folklore nippon, Kitsune (le renard) tanuki et tengu sont les différentes formes d'un esprit magique polymorphe, appelé mononoke en tant que groupe.

Les noms qu'on leur donne sont souvent féminins, ce qui signifie que les kitsune sont perçues comme une notion féminine. Elles sont rusées, jouent des tours et sont douées de pouvoirs magiques.

N'importe quel renard est censé devenir capable de changer de formes quand il atteint un âge avancé (souvent une centaine d'années), et ses pouvoirs ne cessent de croître avec le temps et parallèlement de nouvelles queues lui poussent.

Les kitsune sont souvent associées avec la divinité du riz Inari. Au départ les kitsune étaient les messagères d'Inari, mais les deux notions ont été assimilées au fil du temps l'une à l'autre. On trouve des kitsune à l'entrée des sanctuaires d'Inari. Les kitsune sont reliées tant au rites shintos, taoïstes que bouddhistes.

Il y a plusieurs type d'esprits kitsune, tels que les kitsune spectrales (Les Bakemono Kitsune de trois types : Reiko, Kiko or Koryo), ou les kitsune célestes (Tenko, les renards à neuf queues, âgés de 1000 ans). Les Kitsunes sont selon leur type, diaboliques (comme Kuko, le renard aérien) ou de bon augure (comme Genko le renard noir).

Les kitsune sont souvent dotés de pouvoirs magiques important, comme la possession, la capacité de souffler du feu, ou d'ignition en frottant leurs queues les unes contre les autres.

Dans la culture populaire moderne ils peuvent aussi se manifester dans le monde onirique, créer des illusions, courber l'espace et le temps, rendre les gens fous, distinguer les illusions, contrôler l'âme et l'esprit des gens et se transformer.

On les retrouve, actuellement, dans les mangas et autres éléments de la culture japonaise ; par exemple dans le manga Naruto, où le personnage principal est habité par un démon renard. Dans Pokémon, Feunard est un renard à neuf queues et dispose de pouvoir psychiques et pyrotechniques : il est clairement inspiré des kitsune. Dans le manga Nana, l'héroïne soupçonne deux personnages plus âgés (membres du personnel de sa maison de disques) d'être en réalité un renard (kitsune) et un tanuki transformés. Tails, l'un des personnages de la série de jeux vidéo Sonic, est un renard à deux queues ; il semblerait qu'il puisse être un kitsune.

Dans le cycle Kamigawa du jeu de cartes Magic, le peuple des kitsunes apparait.

Le plat japonais « kitsune udon » est une soupe udon qui contient du tofu cuit, dont les Kitsune sont réputés friands.
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# Posté le mardi 04 mars 2008 03:26

Modifié le samedi 08 mars 2008 10:33

MON VOISIN TOTORO

MON VOISIN TOTORO
Un professeur d'université, M. Kusakabe, et ses deux filles, Satsuki, onze ans, et Mei, cinq ans, s'installent dans leur nouvelle maison à la campagne. Celle-ci est proche de l'hôpital où sa femme est hospitalisée.
Explorant les alentours, Mei rencontre Totoro, sorte de créature gigantesque et maître de la forêt. Cet étonnant personnage est accompagné de deux de ses semblables, bien qu'ils soient de moindres tailles : le plus petit est blanc et le moyen est bleu. Dès lors, Mei n'a de cesse de rechercher Totoro et de passer du temps en sa compagnie. Elle découvrira notamment les divers et impressionnants pouvoirs de son nouveau compagnon, ainsi que son entourage pour le moins singulier (comme le chat bus)...

# Posté le mardi 04 mars 2008 03:29

KIKI LA PETITE SORCIERE

KIKI LA PETITE SORCIERE
Comme toutes les sorcières qui atteignent l'âge de 13 ans, Kiki doit quitter ses parents et s'établir pendant un an dans une autre ville, en vivant en exerçant un métier lié à son état de sorcière . Dans la ville de Koriko, Kiki, accompagnée de son chat noir Jiji, va commencer une activité de livraison de colis en volant sur son balai, grâce à ses pouvoirs. Un jeune garçon, Tombo qui admire ses talents va se lier avec elle, même si au départ elle ne semble pas très chaleureuse à son endroit.
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# Posté le mardi 04 mars 2008 03:34